L’iridologie, une nouvelle réalité scientifique

« Tels sont tes yeux, tel est ton corps » disait déjà Hippocrate. Dans l’Antiquité, il était coutume de ne pas offrir d’offrande à celui qui avait des taches dans ses yeux, car son corps était « impur » et donc malade.

Il fallut attendre les années 1880 pour qu’un médecin hongrois, le docteur Ignaz Von Peczely, publie une première topographie de l’iris avec la projection de l’Homme debout, tête au nord, jambes au sud. Réf.1

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La légende raconte que Peczely,  alors enfant, aurait trouvé dans la forêt hongroise un hibou, avec une patte cassée dont le signe s’inscrivait dans  l’iris : ce fut le point de départ des recherches en iridologie que mena Peczely, devenu médecin, sur ses patients.

Par la suite, nombre de praticiens contribuèrent à enrichir la recherche.

Le docteur suédois Nils Liljequist en 1897 découvrit que les enfants qui avaient absorbé de fortes doses de pavot pour dormir présentaient dans leur iris une coloration anormale autour de la pupille, zone circulaire qui aujourd’hui correspond à la projection de l’estomac et des intestins.

Le pasteur Erdmann Felke dans les années 1886 précise les zones iriennes associées aux différents organes du corps.

L’Allemagne restera en Europe le « berceau » moderne de l’iridologie avec

le Dr Emil Schlegel qui publie en 1887 à Tubingen, un livre dont le titre est :   » Diagnostic par les yeux « .

En 1902, Pierre-Jean Thiel d’Eberfeld publie l’ouvrage  » Le moyen de trouver une maladie par les yeux « .

Dès le début du XXème siècle, l’iridologie se propage à travers l’Europe et les Etats Unis avec H.E. Lane, H. Lindlahr, RJVI. McLain, J. Haskel Kritzer, F.W. Collins, MJ. Peti-nak, R. Tyler, B. Jensen; En Australie avec D. Hall.

En Nouvelle Zélande avec Riddell, M. Archer et au Canada avec A. Hutchens, S. Winter , N J. Tretchikoff.

Plus récemment il faut mentionner l’œuvre d’Emmy Schumann, et soulignons aussi le formidable travail de recherche du naturopathe Josef Deck et de son équipe à Karlsruhe en Allemagne. D’autres naturopathes allemands comme Schnabel, Maubach, Flinck, Kriege et Angerer ont contribué à l’essor de l’iridologie en Europe.

D’autres personnalités ont marqué l’iridologie en France tels les médecins français R. Bourdiol et M. Rubin, ainsi que les chercheurs B. et L. de Bardo. Citons encore André Roux, un grand pionnier de l’iridologie, qui rencontre Gaston Verdier en 1953. Il étudie par la suite la médecine des fonctions de Ménétrier et associe les 4 diathèses (ensemble des dispositions se greffant sur l’hérédité constitutionnelle) à l’iridologie. Il en résultera un livre intitulé « Introduction à l’iridologie » ouvrage de référence publié en 1986.

LA METHODE

L’iridologie consiste à observer la partie colorée et antérieure de l’œil : l’iris. L’examen diffère de celui pratiqué par l’ophtalmologue qui étudie la partie postérieure de l’œil, la rétine et ses vaisseaux à la recherche notamment d’atteintes vasculaires liées à certaines pathologies.

Cette méthode d’examen, indolore, se pratique avec un microscope ou binoculaire, avec des grossissements variant de 8 à 35 fois. Réf.2

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L’observation peut se faire également avec une loupe aplanétique : ce matériel peu coûteux permet de regarder l’iris dans sa globalité, à la recherche de signes permettant de dresser un panorama et d’analyser un terrain. Le microscope permet quant à lui d’observer une zone ou un secteur agrandi de l’iris avec plus de précision et de clarté pour déterminer une pathologie organique existante ou en voie d’évolution.

OBSERVATION DE LA FACE ANTERIEURE DE L’IRIS

L’iris est une membrane circulaire et contractile de la face antérieure du globe oculaire, de 12 à 13 mm de diamètre.

Au centre, l’iris est percé en son milieu par un orifice, la pupille. Normalement ronde, la pupille peut s’aplatir ou s’ovaliser en cas de pathologie observée chez le patient. Elle peut aussi se dilater (mydriase) ou se contracter (myosis). La pupille peut éventuellement se décentrer suivant un axe horaire. Les substances pharmacodynamiques et certaines pathologies sont à l’origine de ces modifications et de ces réflexes pupillaires.

L’iris comprend deux parties : la zone pupillaire, interne, et la zone ciliaire, externe, séparées par la collerette, sorte de fil ondulé, plus ou moins pigmenté, plus ou moins apparent, plus ou moins régulier. Réf.3

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La collerette, à l’union du 1/3 interne et des 2/3 externes, correspond au parcours du système neuro-végétatif et plus exactement à la fonction adrénergique du sympathique et de la médullosurrénale. En Iridologie Moderne, développée par John Andrews en Angleterre depuis 20 ans, la collerette est aussi en rapport avec la dynamique émotionnelle.

Le plan interne ou pupillaire, large de 2 mm, présente du centre vers la périphérie :

  • la zone du rebord pupillaire appelée aussi liseré péri-pupillaire, sorte

d’anneau pigmentaire, correspondant au débordement en avant du feuillet pigmenté postérieur au niveau de la pupille.

Marron, plus ou moins épais voire absent, ce liseré est associé selon l’école italienne aux 4 diathèses en oligothérapie décrites par le docteur Ménétrier.

  • la zone du sphincter, facile à observer dans les iris clairs: présent sous forme d’anneau gris ou blanc, il indique une pathologie de l’estomac  et des plexus.

Cette zone circulaire, dans son ensemble, correspondant au tiers interne de l’iris, reflète également le microbiote digestif ou flore intestinale. Cette partie circulaire, qui peut présenter des anomalies de couleurs ou des lésions en forme d’ogive, en relation avec des pathologies digestives coliques a été particulièrement étudiée par Bernard Jensen aux Etats Unis dans les années 50.

Le plan externe ou plan ciliaire, plus large que la région pupillaire (3 à 4 mm), comprend 4 zones circulaires :

  • la zone interne, plane, contiguë à la collerette, correspondant à la circulation centrale et aux gros vaisseaux ; celle-ci peut se colorer suivant la pathologie circulatoire et les surcharges au niveau des artères comme le cholestérol
  • la zone moyenne correspondant aux plages réflexes organiques, délimitées en secteurs linéaires, suivant un cadran horaire. Réf.4
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Dans cette zone, le praticien peut observer des plis circulaires, concentriques ou « sillons de contraction ». Ces plis deviennent plus nets quand la pupille est dilatée. Appelés anneaux de contraction ou anneaux de crampe,Réf.5

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ils indiquent une dystonie neuro végétative qui s’exprime chez le patient par une grande sensibilité, des spasmes et une hypercorticalité. Ces anneaux peuvent s’associer éventuellement à des radiis solaris ou « rayons solaires » ; observés sous forme de traits foncés partant de la pupille Réf.6

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 ils sont le signe d’anxiété chez le sujet qui somatise au niveau de l’estomac et le plus souvent au niveau du colon réalisant ce que l’on appelle le Syndrome de l’Intestin Irritable (S.I.I.).

Dans cette zone externe, le praticien peut  observer éventuellement des pertes de substance donnant à l’iris une texture spongieuse. Cette perte de substance, en forme d’amande, est appelée ogive et indique une lésion du secteur organique en question, avec inflammation ou nécrose de l’organe concerné. Réf.7

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Par ailleurs, l’école italienne, sous la direction du Dr Sigfrid Rizzi, a travaillé sur les formes de l’ogive et leurs correspondances pathologiques.

  • la zone externe, souvent plus sombre, correspond à la circulation périphérique et à la peau avec ses glandes.

La coloration de la face antérieure dépend de l’épaisseur de l’épithélium pigmenté et de l’intensité de la pigmentation du stroma. Elle va du marron au bleu en passant par le vert. Les iris clairs possèdent un épithélium pigmenté mince et une pigmentation du stroma peu abondante. Les auteurs allemands, comme Vida et Deck ont proposé de classifier les différentes couleurs de l’iris en constitutions. Réf.8

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Ainsi on distingue 3 constitutions de base suivant le type de couleur avec leurs pathologies ou leurs tendances:

  • la constitution lymphatique fibrillaire pour les iris bleus et dérivés avec son terrain acide, ses inflammations, sa tendance rhumatismale et ses allergies…
  • la constitution hématogène ou iris marron foncé avec son problème d’hyperviscosité sanguine, son dysmétabolisme lipidique et son insuffisance hépatique…
  • la constitution mixte pour les iris marrons clairs et ses variantes,

(noisette, noisette orangé…) avec ses problèmes d’arthritisme, de relation difficile avec les « sucres », hypoglycémie, diabète…

Seule, la constitution lymphatique présente des sous constitutions. C’est ainsi que l’on observe la sous constitution :

  • hydrogénoïde Réf.9
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  • diathèse acide urique Réf.10 avec acidose plus importante chez le sujet
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  • neurogène Réf.11 avec son cortège de signes « nerveux »
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  • F.T.C Réf.12 (faiblesse du tissu conjonctif).
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J’ai observé durant mes 35 années de pratique, que la constitution irienne est en relation avec un organe digestif dominant . C’est ainsi que la constitution lymphatique bleu correspond à l’estomac, la constitution hématogène au foie et la constitution mixte au pancréas. Cette simple corrélation permet déjà au praticien d’orienter son questionnaire et son anamnèse sur le plan alimentaire  et d’orienter s’il le faut vers une diététique appropriée et personnalisée.

L’observation, à elle seule, de la constitution irienne permet de prévoir et de prévenir l’évolution pathologique de l’individu. Prenons un exemple : un enfant de 6 ans qui présente une constitution lymphatique fibrillaire F.TC développera tôt ou tard un problème ligamentaire, musculo-tendineux et de posture dans sa croissance: cyphose, scoliose, pieds plats, ptoses (de l’utérus, du côlon…) chez l’adulte, autant de pathologies et de symptômes qui pourraient être évités avec une véritable hygiène préventive : réforme alimentaire, réforme musculaire (exercices personnalisés et appropriés), supplémentation minérale (silice entre autre).

L’examen irien, dans sa globalité, est une méthode de dépistage et de prévention qui permet :

  • d’établir un véritable bilan de santé, un panorama complet de nos tendances
  • d’apprécier notre hérédité
  • d’observer nos déséquilibres et nos carences
  • d’analyser notre terrain, nos déficiences et nos atteintes organiques

dans le but de personnaliser et d’individualiser les conseils du mode de vie et le traitement.

Une nouvelle lecture de l’iris, grâce à l’iridologie Moderne, Réf.13 et 14 vient enrichir aujourd’hui les travaux de nos prédécesseurs qui nous ont ouvert la « voie ».

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Patrice PONZO ND, Ir

Directeur de l’Institut Français des Sciences de l’Homme

Président de « International Congress of Scientific Iridology ».

ARTICLE PAR : 

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Fatigue et burnout

Fatigue et burnout : quelles solutions thérapeutiques ?

La fatigue liée au stress est un problème répandu dans notre société.

Le stress environnemental par exemple peut souvent donner lieu à un épuisement à long terme et à une baisse de   l’intérêt, produisant un état connu sous le nom de syndrome de burnout, sorte d’ « épuisement professionnel » décrit pour la première fois dans les années 1970 par un psychiatre américain, Herbert Freudenberger.

Ce trouble est caractérisé par un état de faiblesse physique permanent, une humeur dépressive, un manque d’entrain, une mauvaise concentration, des difficultés à dormir, une fatigue chronique et une asthénie.

Dans ce type de pathologie, deux plantes, utilisées traditionnellement comme stimulants, peuvent offrir une réponse thérapeutique. Elles sont dites « adaptogènes » car elles accroissent la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’atteignent.

Ainsi la Rhodiole favorise l’adaptation et la résistance au stress. Elle agit également sur les troubles de l’humeur en augmentant l’activité des neuromédiateurs, notamment la sérotonine. Des études ont été menées entre autres sur des étudiants en période d’examens et sur des personnes dépressives. Cette plante est donc intéressante dans le cadre des symptômes dépressifs et dans les états d’épuisement, prescrite seule ou en accompagnement d’un traitement pharmacologique habituel. Différentes études cliniques complémentaires sur les fonctions cognitives (concentration, mémoire à court terme, calcul mental, perception visuelle et auditive) en situation de stress et de fatigue prouvent l’efficacité des racines de Rhodiole, après 2 semaines de prise. En Russie comme au Danemark, cette plante est considérée comme un médicament.

La Griffonia est la 2ème plante qui peut être associée à la précédente.

Originaire d’Afrique tropicale, elle a suscité l’intérêt des occidentaux dans les années 1970, pour sa richesse en 5-http, précurseur de la sérotonine.

Plusieurs études cliniques et des données scientifiques récentes ont en effet permis de rapporter une nette amélioration des symptômes dépressifs sur les humeurs à tendance morose, l’anxiété, voire la crise de panique.

Une étude clinique menée sur 107 patients dépressifs (troubles bipolaires et unipolaires) montre que la prise de Griffonia (graine) permet une amélioration significative des troubles dans 69% des cas, sans effet secondaire.

En cas de burnout important et sévère, la micro-nutrition peut s’avérer utile en complément de la phytothérapie.

Une étude multicentrique menée avec un comparateur, l’imipramine, sur une durée de 6 semaines, tend à démontrer l’efficacité de la S-Adénosyl-Méthionone sur la dépression majeure et le burnout.

Enfin les acides gras du type oméga 3, présent en grande quantité dans les poissons gras comme le saumon, le hareng ou les huiles de noix ou de cameline, interviennent dans la plasticité cérébrale et permettent de réduire les troubles cognitifs en prévenant l’apparition du stress, de l’anxiété et de la dépression. Les études de complémentation évaluant l’intérêt des oméga 3 dans l’amélioration des états dépressifs se sont multipliés ces dernières années .

Enfin, la psychothérapie et les techniques comportementales et cognitives (TCC) sont complémentaires au traitement pharmacologique de synthèse ou naturel.

Ces thérapies issues d’une démarche scientifique ont pour but d’identifier les causes du stress et du burnout, de redonner du plaisir dans la vie quotidienne et de modifier les émotions et les réactions dans des situations anxieuses et stressantes. A l’aide de l’échelle Hamilton, les résultats ont montré qu’une intervention en thérapie comportementales comme la sophrothérapie diminuait  à elle seule les symptômes dépressifs et comportementaux.

Le burnout est une pathologie affectant  aujourd’hui deux salariés sur dix chaque année, de tout âge et de toute catégorie professionnelle, du manager à l’infirmière.

Intervenant au niveau de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, le stress est un facteur prépondérant dans la survenue de cette maladie.

Des alternatives naturelles, comme on vient de le voir, existent pour traiter efficacement cette pathologie et diminuer voire supprimer certains médicaments aux nombreux effets secondaires.

Patrice PONZO

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