La Naturopathie pour booster sa sexualité

           Article paru dans la rubrique :
           MA SANTE AUTREMENT ) thérapies / J’essaie ou pas ?
          Par Mme Agnès ROGELET en collaboration avec Mr Patrice PONZO
          page 160 dans le N° 344 Psychologie Magazine  / Octobre 2014

Psychologies-Magazine-N°344-Octobre-2014

 LE PRINCIPE :
 
Agir sur tout ce qui, dans le comportement de la personne, peut jouer sur sa baisse de libido : alimentation, difficultés relationnelles, sentiment d’échec, etc… Pour cela, la naturopathie recourt uniquement des méthodes naturelles (phytothérapie, exercice physique, sophrologie…). Mais elle travaille sur les causes et non sur le symptôme.Créée par l’Américain John H. Scheel en 1895, cette médecine complémentaire, non reconnue en France, suit les bases poses par Pierre-Valentin Marchesseau dans les années 1940. Parmi ses concepts clés : l’ “humorisme“ expliquant certains symptômes par la présence ou la surcharge  de toxines et toxiques encrassant les liquides organiques (sang, lymphe, eau, bile…). Elle s’emploie donc à stimuler la vitalité par une sorte de drainage physique, mais aussi psychique,  émotionnel et énergétique, afin d’aborder l’individu dans sa globalité .

LA SEANCE :

Le naturopathe débute par un long entretien préliminaire : « A quel âge votre libido a-t-elle commencé à  chuter ? « ,  « Est-ce la première  fois ? », … II explore les dimensions psychologiques et relationnelles, mais peut aussi nous demander des dosages hormonaux (à faire prescrire par votre médecin traitant le cas échéant). II pratique également un bilan iridologtque : à l’aide d’un microscope, il repère d’éventuelles altérations de l’iris (taches ou autre) qui, selon l’endroit où elles surviennent, lui indiquent si c’est la zone génitale ou cérébrale qui est en jeu. Ainsi, en cas d’anxiété il peut vous apprendre à mieux respirer en position allongée. Vous repartez avec une fiche de conseils d’hygiène de vie sur mesure. Son protocole thérapeutique peut inclure des techniques psychocognitives, de l’oligothérapie (zinc bénéfique aux fonctions sexuelles), un complexe de vitamine B pour agir sur le système nerveux, de la tribulus (plante qui booste la testostérone)…

LA DURÉE :

Trois ou quatre séances individuelles d’une heure (50 € chacune) espacées d’environ un mois. Non remboursées par l’assurance-maladie, mais ells peuvent l’être par certaines mutuelles.

AUTRES INDICATIONS :

Les troubles fonctionnels rhume, problèmes digestifs, allergies, etc. La naturopathie ne remplace pas les actes paramédicaux (chirurgie, rééducation, gynécologie, optique..) et ne traite pas les maladies graves.

INCOMPATIBILITÉS :

Cette méthode suppose d’adhérer à une vision holistique de la santé. Mieux vaut être prêt à remettre en question concrètement son mode de vie.

Par Agnès ROGELET (Psychologie Magazine)

Merci à Patrice PONZO, Naturopathe, Sophrologue et directeur de l’Institut Français des Sciences de l’Homme (ifsh.fr).

Passer un hiver tranquille

Passer un hiver tranquille ou Prévenir les infections hivernales.

Par Patrice PONZO

Quelles sont les pathologies hivernales les plus couramment rencontrées en consultation ?

Ces maladies s’appellent la grippe, le rhume(ou rhinopharyngite), la bronchite, l’angine … avec son cortège de signes : température qui signale l’infection, la ou les douleurs articulaires, la rhinorrhée, les éternuements, l’expectoration…

Que la pathologie soit virale ou bactérienne, il faut être « 2 » pour faire une maladie infectieuse ; le microbe et l’hôte, c’est à dire celui ou celle qui « reçoit ». Au même titre que le marécage fait le moustique, la maladie infectieuse n’existe que si l’individu présente un terrain propice à l’éclosion et l’ensemencement microbien.

Le microbe peut être exogène, inspiré ou inhalé voir endogène, « fabriqué » par notre propre organisme. Cette infection endogène prend naissance dans le tube digestif et plus exactement dans le côlon pour créer ce que l’on appelle aujourd’hui, la DYSBIOSE. Cet étatmaladiesd'hiver infectieux digestif est dû principalement à nos erreurs alimentaires (excès, grignotage, mauvaises combinaisons alimentaires..) qui entretiennent un terrain idéal pour la multiplication bactérienne et autres germes pathogènes, qui ne l’oublions pas possèdent un fort pouvoir de migration : en effet, on peut retrouver dans le tissu mammaire de certaines femmes des blastocytes hominis, des  klebsiella pneumoniae dans le tissu pulmonaire… issus du microbiote digestif.

La mucose par ailleurs qui fait le lit aux microbes est du principalement aux aliments dits mucogènes ou mucoproducteurs. Parmi ceux ci, on peut citer les graisses animales ou végétales en excès, tous les aliments qui renferment de grosses gouttelettes  de lipides. En tête de liste viennent les produits laitiers (en excès) et les sucres qui en excès  se transformeront en graisses.

 

 Dr Daniel PENOEL :

L’infection respiratoire ou ORL n’est pas considérée comme une agression microbiologique externe ou accidentelle. Elle se présente comme le résultat logique de l’implantation de germes d’origine endogène au sein d’un milieu favorable lui-même issu des profondeurs de l’organisme. 

 Dr Daniel PENOEL :

Aborder la pathologie respiratoire et ORL de type catarrhal en omettant, sciemment ou par ignorance, le lien très fort de causalité avec l’interface digestive, ne constitue pas une attitude digne d’un esprit scientifique.

 

Pour résumer, l’état infectieux n’est pas primaire. Bien avant lui, il y a une accumulation des sécrétions muco-gluantes, puis vient l’infection venant s’y greffer, ensuite une réaction inflammatoire de la muqueuse (« ite »).

Quelles sont les corrections à apporter ?

  • Le réglage alimentaire : sur un plan nutritionnel, il faudra diminuer ou supprimer pendant quelques temps l’apport en « gras » qui contribue à la     mucose : huiles de bonne ou mauvaise qualité, fromages gras, lait entier…
  • Les plantes : il faudra penser à « ouvrir » l’émonctoire hépatique, le foie étant une grande et grosse usine aux multiples fonctions dont celle de gérer les graisses et la DETOX avec des plantes hépatiques comme le curcuma, l’artichaut, le pissenlit…
  • Les huiles essentielles sont le 1er rempart pour lutter contre l’infection virale ou bactérienne : parmi les différentes familles biochimiques, les phénols (pour les adultes) et les alcools(pour les enfants)
  • Les phénols : origan compact, thym à thymol, cannelle de ceylan, girofle, sarriette des montagnes 
  • Les alcools : thym à géraniol, thym à linalol…
  • Pour « assécher » l’écoulement catarrhal seront les bienvenues les HE mucolytiques avec la famille des oxydes et son principal constituant,le 1,8 cinéole avec les eucalyptus (globuleux, radié, smithi…), la palme d’or revenant au Ravinstara ou Cinnamomum Camphora.
  • Contre l’infection les plantes sont également intéressantes. Citons l’Echinacée (viricide) et le Cyprès (bactéricide).
  • Pour compléter l’action anti-infectieuse des plantes et des huiles essentielles, il faudra penser aux oligo-éléments comme le cuivre, l’or et l’argent, sans oublier le fameux chlorure de magnésium.

 

Pour la grippe chez l’adulte

En phase aigue :

  • Diète liquide chaude (bouillon de légumes) sur 24 ou 48 heures
  • Clhorure de magnésium : 1 sachet de 20 gramme pour un litre d’eau. Boire 1 ou 2 verres (attention effet laxatif voir purgatif suivant la dose) pendant 5 jours
  • Granions de cuivre : 2 ampoules 3 fois par jour dans un peu d’eau
  • Granions d’argent : 2 ampoules 3 fois par jour dans un peu d’eau
  • Oléocaps N° 1* : 2 capsules avant les 3 repas pendant 5 jours
  • HE d’Origan

En phase de récupération :

  • Ribes Nigrum Bg MG 1D 1 flacon de 125 ml : 50 gouttes avant les 3 repas principaux dans un peu d’eau
  • Cuivre-Or-Argent Oligosol : 1 dose bouchon par jour sous la langue au réveil
  • Ergyphyllus Plus Nutergia : 2 gélules le soir au coucher